L'occitanie en bouteille

Mets du soleil dans ton verre !
Grotte de Clamouse
Hérault Vin

Remonter le temps à la grotte de Clamouse, découvrir un des plus beaux villages de France et alléger sa « conscience »

Pour découvrir des lieux, il y a plusieurs façons de le faire. Nous, nous avons opté pour une manière inédite : l’escape game ! Ce jeu d’évasion à la mode fleurit dans toutes les villes de France et on peut trouver des thématiques plus ou moins originales. Et des lieux insolites ouvrent à présent leur propre escape game et c’est de cette manière que nous avons découvert la Grotte de Clamouse. Le temps d’un jeu nous nous sommes glissés dans la peau d’explorateurs découvrant ce lieu pour la première fois. Succès garantit !

Pour ceux qui sont peu familiers avec les escapes game, il s’agit d’un jeu d’évasion. En général, une équipe de joueurs est enfermée dans une pièce et a pour objectif de résoudre des énigmes pour s’en sortir. Attention cependant car la contrainte temps limité vient corser sérieusement l’affaire. Depuis une dizaine d’année que ces jeux à thèmes sont arrivés en France, ils n’ont eu de cesse de plaire au plus grand nombre. C’est ainsi que maintenant on peut en trouver un peu partout et avec des thématiques parfois extravagante.
Afin de développer et dynamiser son offre, la grotte de Clamouse a emboîté le pas de la mode des escapes game. Elle ouvrit ses premières sessions en 2019 et, face au succès, les prolongea. Deux trames au choix sont proposées : la version familiale adaptée aux enfants et la version à thème qui propose trois déclinaisons. Nous avons opté pour l’Escape Exploration qui nous plonge dans l’histoire de la grotte à travers les âges.

C’est ainsi que cette fin de mois de février, notre fameuse équipe composée de 11 valeureux membres (oui on a eu droit à +1 personne bonus 😉 ) nous nous sommes retrouvés à l’entrée de la grotte pour nous confronter à ses secrets. Il faut savoir que quasiment personne ne connaissait cette grotte auparavant, donc une grande première pour nombre d’entre nous.
C’est accompagné de Denis, notre MJ (Maître du jeu), que nous avons débuté l’aventure. Tout au long du parcours il est resté avec nous, car oui, installé dans caméras pour aider les joueurs est un peu plus galère dans une grotte. Notre terrain de jeu ? Les 900 mètres de galerie constituant le parcours visiteur et RIEN QUE POUR NOUS ! Car oui, le temps du jeu la grotte est entièrement privatisée ! C’est quelque chose d’exceptionnel à la fois comme ambiance et ressenti.

escape game grotte de clamouse
C’est parti pour pénétrer les entrailles de la grotte de Clamouse !
Oui, parfois, la grotte donne une illusion d’organique !

Pendant l’heure et demi que constitue le jeu, plusieurs énigmes vous seront proposées, vous permettant de progresser dans l’enquête. On ne va pas spécialement entrer dans le détail car ça serait gâcher la surprise et l’intérêt. Ce qu’on peut partager avec vous c’est plutôt le ressenti que nous avons eu lors de cette expérience. Il faut savoir que cette escape game était aussi une première pour nous deux (même si Stéph avait déjà visité la grotte de manière plus traditionnelle). Et quelle première ! Il faut dire que le cadre y a largement contribué. C’est quand même quelque chose que d’avoir une grotte privatisée pour notre groupe.

C’est une chose peut-être un peu difficile à appréhender car nous sommes habitués à visiter les grottes en plein éclairage, avec d’autres personnes sur le parcours… Mais là, le temps du jeu la grotte de Clamouse nous a offert un tout nouveau visage. Grâce à la privatisation, il n’y avait aucun bruit à part les nôtres. Un peu à l’image des premiers groupes d’explorateurs, nous entrons dans leur peau. Cette sensation est renforcée par l’utilisation de la lampe torche. Pas d’éclairages vifs, les murs de la grotte ne révèlent leurs secrets qu’avec le jeu des faisceaux des lampes. Ainsi, les aspérités, les cristaux, les stalagmites et stalactites offrent un théâtre d’ombres chinoises jouant sur les perspectives et les reliefs. En éclairant au hasard, c’est toute une scène qui se dévoile, comme un mystère qui disparaît dès le retrait de la lumière. On découvre ce type d’environnement d’une autre manière ce qui bien loin de la vision désuète que l’on peut en avoir.

Ce qui était un peu frustrant c’est que par moment on avait juste envie de se poser et d’admirer les lieux tranquillement. Mais il ne fallait pas oublier que nous étions en escape game et que le chrono tournait ! On a même dû passer au pas de course devant la méduse, l’emblème de la grotte de Clamouse :'(
Au final nous avons dépassé le chrono de quatre petites minutes !!! On était quasiment dans les temps.
Mais on a bien été embarqué dans le jeu.
Au final, comme nous l’expliquait notre guide Denis, dans cette escape game certains peuvent prendre plus de temps pour admirer la grotte et laisser un peu plus les autres résoudre les énigmes, d’autres sont dans le jeu à fond et admirent la grotte à travers les énigmes. Parfois cela alterne, entre contemplation et jeu. Tout le monde fini par trouver son compte !

Plusieurs membres du groupe, qui n’avaient jamais visité eux non plus la grotte, on eu envie de revenir pour juste profiter de la visite traditionnelle. Pour d’autre, c’est tester le spéléopark ! Chose que nous notons dans notre carnet d’activités à faire !

Autre point positif qu’il nous semble bon de souligner, c’est que les activités de la grotte, tant l’escape game que le spéléopark, s’adaptent aux niveaux des participants. Dans le groupe nous avions un nourrisson avec nous et c’était réalisable, sans que ça soit dangereux / fatiguant pour l’enfant ou les parents (même des femmes enceintes peuvent le faire). Une version un peu plus sportive de cet escape game peut être demandée.

En route pour Saint-Guilhem-le-Désert !

Village classé comme un des plus beaux villages de France et d’Occitanie

Faire un si long trajet et s’arrêter en si bon chemin n’était pas possible. Nous avons poussé la visite jusqu’au village de Saint-Guilhem-le-Désert, à une poignée de kilomètres de là. Un charmant petit village ayant su conserver son aspect traditionnel. Il fait partie de ces villages qu’il faut au moins avoir visité une fois dans sa vie et ce n’est pas pour rien qu’il est classé parmi « Les plus beaux villages de France ».

Coincé entre deux collines, le village s’étend en longueur. En allant vous garer au parking, vous longerez l’extérieur du village, ce qui vous offrira déjà une belle vue sur l’endroit.

Le village de Saint-Guilhem-le-Désert qui se découvre

Pour le midi, nous avons profité de l’aire de pique-nique installée à proximité du parking et de l’aire de jeux pour enfants. Enfin, tables… Nous avons réquisitionné la table de ping-pong surtout…
Après s’être bien restaurés, une petite balade digestive s’imposait !
En schématisant, globalement Saint-Guilhem n’est composé d’une rue menant du parking à la place centrale, où se trouve l’abbaye, puis d’un autre axe conduisant au pied du village. Tout le long vous pourrez trouver des petites boutiques : crêpes, salons de thé, restaurants, glaciers, souvenirs…

N’oubliez pas de prendre un peu de repos 😉


Lieu incontournable du site, la fameuse Abbaye de Gellone. Structure imposante, sobre à l’intérieur mais qui impose tout de même le respect et en son sein est abrité un cloître.

A l’origine nous devions embarque tout le monde pour une randonnée dans les hauteurs mais finalement, la flânerie aura durée plus longtemps que prévu. A trois, nous nous sommes quand même embarqués pour un bout de chemin pendant une heure. De quoi prendre un peu de hauteur et de profiter de la magnifique vue sur Saint-Guilhem et le château en ruine qui veille inlassablement sur la ville. Dans tous les cas, pour les connaître, nous vous recommandons fortement les randonnées proposées aux alentours du village. Dans le coin cela grimpe assez rapidement mais à allure raisonnable cela reste accessible. La randonnée, c’est avant tout un pied après l’autre ! C’est l’adage de Stéph, on peut s’y fier 😉

La seule chose que nous regrettons quand même par rapport à Saint-Guilhem-le-Désert, c’est le coût exorbitant du parking. On a pleinement conscience qu’il s’agit d’un très petit village et que cela constitue certainement une grande partie de ses revenus mais faire payer 5 euros pour 2h30 et 7 euros pour 4 heures, nous trouvons que c’est exagéré. Finalement parfois on se surprenait à plus avoir le nez sur la montre (n’essayez pas de frauder car la police à son bureau au niveau du parking 😉 ) pour vérifier l’heure. Du coup cela gâche un peu le plaisir, on a moins envie de flâner, de se dire qu’on peut s’arrêter prendre un verre sans sa soucier de l’heure. En comparaison, d’autres villages proposent un tarif de cet ordre là mais pour la journée. Ce qui est déjà beaucoup plus raisonnable. Surtout que là c’est payant tous les jours, il n’y a pas de hors saison comme nous le pensions. Nous qui souhaitions venir terminer la randonnée et explorer plus loin la zone, ça nous a clairement refroidi. Après, comme nous le disions, c’est vraiment un charmant village qui mérite d’être visité au moins une fois et faire fi exceptionnellement du prix du parking.

A la découverte de l’appellation Terrasse du Larzac

Les vins de Saint-Jean-de-Fos, au domaine Mas Conscience

Comme à notre habitude, nous ne pouvions pas repartir avant de tester un produit local. Notre choix s’est porté sur un vin rouge en provenance de Saint-Jean-de-Fos, le village localisé à quelques kilomètres de Saint-Guilhem, et plus précisément sur le domaine Mas Conscience. Manque de chance, ce week-end là les vignerons n’étaient pas sur le site. Nous n’avons donc pas pu échanger avec eux 🙁 Mais au moins nous sommes repartis avec une de leur bouteilles (trouvable dans les boutiques / cavistes du coin).

Comme nous le disions, ce domaine est installé sur le village de Saint-Jean-de-Fos. Ils disposent de 10 hectares dont ils tirent 8 cuvées, 5 de rouge et 2 de blanc. Ils indiquent cultiver leurs vignes en bio et biodynamie, pratiquant même la vendange à la main. Comme ils l’inscrivent sur leur site : travailler avec la nature plutôt que de la contraindre. Un bel adage !
Leurs vignes s’épanouissent sur des parcelles en semi-coteaux plantées dans la garrigue ou sur des sols limoneux, plantées sur l’ancien lit du fleuve Hérault.
Une autre particularité du domaine ? Leur cave qui est enterrée et dont la vendange arrive par gravitation pour limiter les manipulation au niveaux des baies.

Maintenant passons à la dégustation. Notre choix s’est porté sur un vin rouge.

  • Cieux, 13,5%. 100% Cinsault. IGP Saint-Guilhem-le-Désert. Vin bio.

A l’œil ce vin présente une robe d’un rouge grenat profond. Le nez, lui, est profond sans trace d’odeurs d’alcool aux notes de boisé mais avec un côté animal. En bouche il est plutôt sec, sans longueur. On retrouve ce côté « charpenté » animal. Après aération cet aspect tend à diminuer pour s’arrondir et s’assouplir.

Pour info, le nom de leur domaine proviendrait d’une ancienne histoire, celle où des moines passaient de village en village afin de quêter l’aumône. Il était alors demandé aux habitants de donner selon leur bonne conscience ! Le vin faisait partie des denrées les plus offertes et il était transporté à dos d’âne dans des jarres fabriqués à Saint-Jean-de-Fos (ces mêmes jarres qui prirent elles aussi le nom de conscience !). D’ailleurs, sur leurs étiquettes on retrouve ce fameux âne aux jarres 😉

Quelques mots sur l’appellation Terrasse du Larzac

L’AOC Terrasses-du-Larzarc est assez récente puisque c’est en 2004 que la dénomination a été effective, sous AOC Coteaux du Languedoc. Reconnaissance tardive, mais qui, cependant, n’a pas empêché cette zone de se dédier à la viticulture depuis de nombreux siècles.
Néanmoins, il faudra attendre 2014 pour que ce territoire soit reconnu comme une AOC à part entière.
Actuellement, ce sont plus d’une soixantaine de producteurs qui portent fièrement les couleurs de l’appellation.

Cette appellation, une AOC, caractérise un territoire au cœur de l’Hérault. Regroupant en son sein 32 communes, englobant la zone du Pas de l’Escalette jusqu’à quasi toucher Ganges et redescendre sur Gignac.

Carte terrasses du Larzac
@terrasses du Larzac

Le terroir qui caractérise cette appellation est un sol sablo- argileux chargé de cailloux, ruffes rouges en couches horizontales – marno calcaires dominées par les hautes falaises de calcaire jurassique. Vers l’Hérault : dépôts de pierrailles calcaires cryoclastiques puis terrasses à galets successives de l’Hérault.
Quant au climat, il y a de grandes amplitudes thermiques du fait de l’éloignement de la mer et de la proximité du Causse. Ainsi, une maturation lente et progressive se fait pour le raisin, ce qui se retrouve dans le profil aromatique : une sensation de fraîcheur.

Question cépages, seuls 5 sont admis en Terrasse du Larzac : le carignan noir, le cinsault, le grenache noir, le mourvèdre et la syrah. L’assemblage de trois cépages est obligatoire.
Il y a néanmoins quelques règles à respecter :

  • Les cépages syrah, grenache noir et mourvèdre doivent représenter au minimum 60 %, en étant limités individuellement à 75 %.
  • La syrah et /ou le mourvèdre doivent atteindre 20 % minimum
  • Le cinsault ne peut dépasser 30 %
  • Le carignan noir est limité à 40 %

De cette journée nous garderons un très bon souvenir de cet escape game était une première pour nous deux. Et plutôt une bonne première ! Il faut dire que le cadre y a largement contribué. C’est quand même quelque chose que d’avoir une grotte privatisée pour notre groupe.

A bientôt !

Occitanisement vôtre !

Pour aller plus loin :
Grotte de Clamouse
Mas Conscience


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